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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 20:57

- « Tu me trouves comique..? »

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Published by le cep AVEC - dans Cinéma
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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 22:36
Dommage que Danny Boyle se soit laissé aller aux contraintes de scénario plutôt que d'utiliser la caméra comme un oeil contemplatif. Surtout que le sujet du film s'y prête : en 2057, le soleil est en train de s'éteindre. La mission Icarus II transportant un groupe de 7 astronautes est envoyé en direction de notre étoile pour lui redonner vie à l'aide d'une charge nucléaire de la taille de Manhattan.
Plus ils s'en rapprochent, plus les membres du vaisseau éprouvent une fascination et une attirance irrésistible pour le soleil. Dans une des salles, ils peuvent regarder le soleil en face à un très faible pourcentage de luminosité au risque d'être aveuglés. 
Le film dialogue avec cette image du soleil à la fois source de vie et menaçant pour celui qui croit pouvoir lui faire face. C'est là qu'intervient la dimension religieuse du film. Ces astronautes sont face à l'élément que les hommes ont adorés en premier, celui qui apporte la lumière, la chaleur et la vie. Autrement dit, il s'agit d'une représentation de Dieu. Le réalisateur - qui se dit non croyant - pose cette question : " Comment réagit-on mentalement lorsqu'on se trouve en présence du créateur de l'univers qui, pour certains, revêt une dimension religieuse et spirituelle, et, pour d'autres, un concept purement scientifique? " 
Pour Danny Boyle; on assiste donc à la rencontre de 7 hommes avec Dieu. Pour moi; je préfèrerais penser qu'il s'agit de la rencontre de 7 hommes avec leur propre croyance, leur propre foi. chacun réagit différemment selon son parcours, selon sa force et selon la confiance qu'il a en son créateur. Malheureusement, je ne suis pas sûre que la vision de la foi qu'a le réalisateur ne soit pas légèrement primitive. Dommage, parce qu'il se place sous le signe évident de Kubrick et Tarkovski, mais il n'a ni le talent, ni la culture philosophique et spirituelle de ces derniers.
Dommage aussi que le réalisateur n'ait pas cru en la puissance poétique de son sujet et ait préféré se raccrocher à une histoire d'horreur moins bonne qu'Alien mais qui implique aussi un huitième passager, alors que le sujet de l'isolation et de l'enfermement était déjà assez effrayant et certainement plus riche. Pour conclure, voilà un film qui pose de bonnes questions mais n'a pas assez de souffle pour y réfléchir sérieusement.
Charlotte
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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 12:02

Vendredi saint était sans aucun doute un bon jour pour voir - pour la première fois (honte à moi!) - "L'évangile selon Saint Matthieu" de Pier Paolo Pasolini. Tout a sans doute déjà été dit sur ce film, mais à la lumière de Pâques, les paroles essentielles du Christ rassemblées dans une même longue séquence ont une dimension d'urgence. L'acteur (non professionnel) n'exprime pas grand chose mais il clame très vite le message de la rédemption repris mot pour mot de l'évangile de Matthieu. L'acteur devient un intermédiaire, celui qui rappelle la Parole, plutôt que d'exprimer la souffrance du Christ, impossible à imaginer de toute façon. Dès l'apparition de Jésus, Pasolini filme, contrairement à son habitude, avec nervosité, caméra à l'épaule, et fait défiler à grande vitesse les scènes de la vie de Jésus dans ce film très découpé. Ainsi, le sacrifice est présent au départ de la vie publique du Seigneur; il lui faut donc annoncer très vite le mystère de Pâques qui approche. Le Christ de Pasolini est un Christ pressé, radical comme les mots qu'Il nous dit, inflexible, en mouvement, difficile à suivre. Il tranche avec la fixité et le silence de Marie et Joseph qui ouvrent le film. Rares sont les moments où Il s'arrête. Ainsi, des séquences comme son baptême, premier événement publique, sont des moments privilégiés qui nous sont accordés. Et au moment de son arrestation, ce n'est pas le Christ résigné qu'on a l'habitude de voir, mais un Christ qui court vers ses juges, se jette dans les bras de Judas. Scène impressionnante parce qu'elle exprime l'énergie de l'amour qui L'anime. Et enfin, après l'annonce de la résurrection, c'est au tour des hommes de courir, portant leurs instruments de labour, interrompant toute activité pour accueillir leur Dieu qui les attend : "Voici que je suis avec vous jusqu'à la fin des siècles." Joyeuses Pâques à tous!

Charlotte

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