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3 août 2007 5 03 /08 /août /2007 13:14

Quel plaisir de réunir les noms de Michel Serrault, Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni ! Quelle tristesse que la cause en soit leur mort !

 Une génération. Des grands. Que de moments intenses ils ont donné !

 J’ai plongé dans le 7ème art avec « Le 7ème sceau » Je veux dire que c’est « Le 7éme sceau » qui a éveillé ma reconnaissance du cinéma comme un art. Dès lors, Ingmar Bergman m’accompagne, pas à pas, film à film.. Lassé, un temps, par ses plongées au plus obscur de la psyché, son terrible « Œuf du serpent » en 77 m’a empêché de goûter ses dernières œuvres jusqu’à ce 30 Juillet 2007 et sa mort à Faro, son île. Le collège des Bernardins lui consacrera l’un de ses Samedis Cinéma en février 2008.

 Michel Serrault fait partie de la famille. Dès cinq ans,  j’accompagnai mes parents dans leurs sorties dominicales, assez souvent dans les cinémas du quartier pour voir : « Assassins et voleurs, Messieurs les ronds de cuir, La belle américaine, Bébert et l’omnibus, Des pissenlits par la racine »… autant de films qu’un cinéphile classe dans les séries B. Peu à peu on retenait son nom et puis il y a eu « Le viager » et « La cage aux folles » que je regarde encore avec émotion ; si, si : vous souvenez-vous du « Tu me trouves comique..? » murmuré à travers la porte à peine ouverte au début du second volet ? Un instant Molinaro, les éclairages, le maquillage et d’abord, le jeu de Serrault atteignent la puissane d’une photo de Nan Golding.

Michelangelo Antonioni m’a ennuyé plus d’une fois… sauf quand « Blow up », à sa sortie en 67 annonce une nouvelle pratique de l’image inculturée dans le Londres des Beatles. Paradoxalement, il aura fallu « Par delà les nuages » tourné par Wim Wenders pour me donner le goût de replonger dans son œuvre et de découvrir ses Ecrits (coll. Inventeurs de formes, Images modernes, 2003)

 Merci messieurs ! Que le cinéma du 21ème siècle fasse fructifier ce que vous lui laissez en héritage.

Michel Brière

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31 juillet 2007 2 31 /07 /juillet /2007 20:57

- « Tu me trouves comique..? »

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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 11:31

 


La Marque Noire

Mick : J’sais pas comment je suis fait mais par moment j’aime bien me prendre des baffes !
Paul : Ben, ça se soigne, mon vieux ! 
- Non, je n’ai même pas envie de me soigner. Il y a des fois plus t’es mal à l’aise et moins tu comprends et plus t’es heureux… J’ai besoin d’un art radical qui réveille des morceaux de sensibilité habituellement assoupis.
- Pourquoi tu me racontes ça ?
- Je reviens de la rétrospective de Steven Parrino au Palais de Tokyo : La Marque Noire.
- Ah oui ?! Moi, j’ai juste fait un tour et je suis sorti. Faut que tu m’expliques !
- J’ai besoin d’une accroche. Je sais bien qu’une exposition c’est un tout organisé mais c’est par l’expérience d’une œuvre que j’entre ou non dans une expo.
- Et là ?
- Là, c’est Romulus et Remus qui m’a arrêté. (cf cliché) Sinon, peut-être que comme toi, je serais ressorti rapidement.
- Oui, je me souviens. En gros, ce n’est jamais qu’une sculpture sur un socle.
- Oui, un socle qui te met les deux éléments pile à hauteur des yeux…
- …à condition de mesurer au moins 1,80m.
- O.K. sinon tu rates le jeu de reflets dans le miroir qui couvre le socle. Mais, tu as raison, c’est peut-être finalement, tout simplement la forme traditionnelle d’une statue sur son socle qui m’a arrêté.
- Bon. Et après ?
- La question du double. On a deux éléments face à face…
- J’ai pas vu de face !
- Très drôle. N’empêche que ces deux éléments, constitués du même matériau, semblables sans être identiques, paraissent déjà en reflet l’un de l’autre. Ils sont en relation de ressemblance. Et posés sur un miroir, leur exact reflet à chacun les déforme et les transforme.
- Et alors ?
- Ces plans pliés selon une ligne brisée deviennent volumes clos et se ressemblent davantage encore par la symétrie que le miroir leur confère.
- Le matériau m’a paru résolument nouveau, connoté « haute technologie », aviation ou construction à contraintes extrêmes. On hésite entre plastique et métallique.
- La pliure fait plus ou moins penser à un accident.
- D’accord, mais le reste ?
- J’avais déjà vu ses « monochromes froissés » on est plus dans un discours sur l’art, mais on retrouve ce côté « accidenté » les œuvres sur bois sont cassées, la toile de Crowbar 1987 est déchirée, et c’est un « pied-de-biche » qui a été utilisé, abandonné là. La perfection des monochromes blessée par effraction, par accident, bousillée, fracassée… Comme si Clement Greenberg se prendrait une volée par des voyous du Bronx, ou quelque chose comme ça.
- L’art qui fréquente les voyous comme Jésus à la table des pécheurs… C’est ça que tu  veux dire ?
- Oui, un peu. Notre art est tellement sacré qu’il est aseptisé. Parrino c’est l’art de la contre culture et de la sous culture états-uniennes. Et, curieusement, ça élève.

Steven Parrino, Retrospective Prospective, jusqu’au 26 août
Palais de Tokyo, midi-minuit (sauf lundi)

http://www.palaisdetokyo.com/parrino/programme.php 

 

 

 

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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 18:32

Expo dérivée.

Paul : C’est l’été.
Mick : Ah bon ?!
-                On se met à l’abri où on peut. Place de la Madeleine, il y a maintenant la Pinacothèque de Paris. Tout nouveau tout beau !
-                T’imagines le prix du mètre carré… enfin, c’est une banque qui offre. Ici, art privé. De luxe.
-                Enfin, toi tu payeras 8 €, deux de moins qu’au Luxembourg. Tout le style chic de Marc Restellini, le maître des lieux qui veut permettre au  « grand public » de « s’approprier l’héritage culturel sans complexe ».
-                Tiens, lui aussi ! Décidément c’est à la mode le luxe décomplexé !
-                 Je ne comprends pas tes allusions mesquines. Huit euros, c’est le tarif habituel.
-                A condition de ne pas se laisser tenter par les produits dérivés.
-                Par exemple un parapluie estampillé « Pinacothèque de Paris » à la boutique qui a droit aux vitrines du rez-de-chaussée.
-                Eh ! Faut bien vivre…
-                L’expo, elle, est cachée au sous sol sur une surface tarabiscotée un peu plus grande que la boutique : comme si les oeuvres prenaient la place des produits dérivés..!
-                Ça tombe bien, remarque, c’est Roy Lichtenstein qui est exposé.
-                N’exagère pas. Je sais bien que tu ne jures que par l’expressionnisme abstrait…
-                Je préfère parler d’abstraction lyrique. Un jour je t’emmènerai prendre du temps avec des « Tilleuls » de Joan Mitchell.
-                O.K, mais c’est pas une raison pour jeter tout le Pop art en vrac. On se prend tout de même un petit cours d’histoire de l’art, et c’est bon de voir le combat entre les trames adhésives, le dessin clair et les figures qui creusent l’illusion. La rivalité théorique avec Picasso, et Matisse…
-                Pour être honnête, je dois reconnaître que j’ai découvert une profondeur inattendue chez ce grand superficiel. J'ai même noté, écoute ça : "L'importance de l'art n'a rien à voir avec celle du sujet; l'unité de la composition et l'inventivité sont ce qui importe vraiment." Exit les thèmes religieux, par exemple !
- Ben, c'est ce que disait Jean-Paul II, ce qui importe vraiment dans l'art, c'est l'art.

 Roy Lichtenstein, Evolution. Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine 01 42 68 02 01 http://www.pinacotheque.com/index.fr.html 

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22 juin 2007 5 22 /06 /juin /2007 07:31

 Durant tout l’été, le musée d’Orsay expose des chefs d’œuvre de la galerie Vollard : « De Cézanne à Picasso »

 

 

 Tout au long de cette année nous vous avons proposé la visite d’expositions initiant à l’art contemporain. Quelques incursions du côté de la période moderne : la grande rétrospective d’Yves Klein et « Le nouveau réalisme » au Grand Palais, permettaient d’en accueillir les premiers frémissements.

 

 

  La grâce d’un renouveau. Profitez de cette exposition exceptionnelle ! Quelques petits formats résidant habituellement à l’étranger permettent de ressentir le renouvellement de la perception de l’espace et du temps propre au tournant du XX° siècle. Sans se laisser manipuler par la prétention didactique de ce genre d’exposition à finalité plus historique qu’esthétique, devant telle ou telle œuvre on peut éprouver sensiblement une grâce d’intelligence et de délicatesse.

 La montagne d’une cathédrale. Parmi les œuvres de Bonnard, Picasso, Redon, Derain, Vlaminck, Degas, Rouault, je me suis arrêté longuement devant la lumineuse « Moisson » d’Emile Bernard (1888) et la vue de « Notre-Dame » datant de 1900, que Matisse transfigure en Sinaï ou Thabor ; je me suis interrogé sur les incohérences d’une table brisée dans « La corbeille de pommes » de Cézanne de 1893.

  Allez voir ! Il y a là, déjà, ce bouleversement du sens du monde qui nous dérange encore, plus d’un siècle après. Grâce à Ambroise Vollard qui a su prendre des risques en exposant Gauguin, Van Gogh et quelques autres inconnus. Ces artistes maudits devenus les prophètes d’un renouveau comme « la pierre rejetée par les bâtisseurs peut devenir pierre d’angle. »

  Bon été.

Michel Brière

 L’amitié d’un pionnier. Le musée d’Orsay permet de remonter en-deçà grâce à l’intuition d’un génial marchand de tableaux : Ambroise Vollard. L’émouvant petit film montrant sa dernière rencontre avec le vieux Renoir transmet quelque chose de l’amitié nécessaire et rare entre commerçants et artistes.

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22 mai 2007 2 22 /05 /mai /2007 11:01

Les Galeries Nationales du Grand Palais présentent jusqu’au 2 juillet : « Le Nouveau Réalisme » en 180 œuvres de 13 artistes et quelques « invités »

 

Voici une exposition conçue pour se cultiver et se former. On va pouvoir en parler de ces affiches déchirées, de ces voitures compressées, de ces détritus collés, de tous ces objets entassés, bref, de cette image un peu désuète de l’art des années soixante. On les aura vus !

Se cultiver. Depuis sa grande rétrospective à Beaubourg, nous connaissons mieux Yves Klein. Mais Hains, Tinguely, Arman… et Martial Raysse (voir les vitraux de N-D de l’Arche d’Alliance) ? Ils offusquaient le conservatisme bien pensant; le critique Pierre Restany, leur « inventeur, » offrait à l’art une avant-garde de plus. Leurs oeuvres ne re-présentent pas la réalité, elles la présentent. Abîmée, détruite, lacérée, accumulée, empaquetée. Nouvelle Vanité.

Inséparable de la « société de consommation » les dénonciations du Nouveau Réalisme permettent de réviser l’histoire ; sans prétendre à l’éternité. Sans prétention justement, comme l’esprit frondeur qui se joue de la gravité.

Se former. Nombre d’œuvres dialoguent avec les ruptures historiques de Dada et Duchamp tout en poussant la dérision, parfois jusqu’au système. L’intérieur du frigo où hurle une sirène est rouge sang. La vitrine de poupées amputées s’intitule « Massacre des Innocents. » Et si Christo emballe n’importe quoi c’est peut-être que tout est à vendre. Ce pessimisme anime encore beaucoup de créateurs ; sur un mode moins ludique.

Et la poésie ? On peut se laisser surprendre par une mécanique de Tinguely dont les rouages dérisoires, sans grincer, se nimbent de tendresse et de légèreté ; par la texture à la fois crémeuse et lézardée d’une expansion de polyuréthane signée César ; par l’étonnant tableau digne de Miro ou de Matisse que dessinent les lacérations d’affiches découpées par Villeglé. Mais guère plus.

On n’est pas là pour rêver !

Michel Brière

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4 mai 2007 5 04 /05 /mai /2007 22:36
Dommage que Danny Boyle se soit laissé aller aux contraintes de scénario plutôt que d'utiliser la caméra comme un oeil contemplatif. Surtout que le sujet du film s'y prête : en 2057, le soleil est en train de s'éteindre. La mission Icarus II transportant un groupe de 7 astronautes est envoyé en direction de notre étoile pour lui redonner vie à l'aide d'une charge nucléaire de la taille de Manhattan.
Plus ils s'en rapprochent, plus les membres du vaisseau éprouvent une fascination et une attirance irrésistible pour le soleil. Dans une des salles, ils peuvent regarder le soleil en face à un très faible pourcentage de luminosité au risque d'être aveuglés. 
Le film dialogue avec cette image du soleil à la fois source de vie et menaçant pour celui qui croit pouvoir lui faire face. C'est là qu'intervient la dimension religieuse du film. Ces astronautes sont face à l'élément que les hommes ont adorés en premier, celui qui apporte la lumière, la chaleur et la vie. Autrement dit, il s'agit d'une représentation de Dieu. Le réalisateur - qui se dit non croyant - pose cette question : " Comment réagit-on mentalement lorsqu'on se trouve en présence du créateur de l'univers qui, pour certains, revêt une dimension religieuse et spirituelle, et, pour d'autres, un concept purement scientifique? " 
Pour Danny Boyle; on assiste donc à la rencontre de 7 hommes avec Dieu. Pour moi; je préfèrerais penser qu'il s'agit de la rencontre de 7 hommes avec leur propre croyance, leur propre foi. chacun réagit différemment selon son parcours, selon sa force et selon la confiance qu'il a en son créateur. Malheureusement, je ne suis pas sûre que la vision de la foi qu'a le réalisateur ne soit pas légèrement primitive. Dommage, parce qu'il se place sous le signe évident de Kubrick et Tarkovski, mais il n'a ni le talent, ni la culture philosophique et spirituelle de ces derniers.
Dommage aussi que le réalisateur n'ait pas cru en la puissance poétique de son sujet et ait préféré se raccrocher à une histoire d'horreur moins bonne qu'Alien mais qui implique aussi un huitième passager, alors que le sujet de l'isolation et de l'enfermement était déjà assez effrayant et certainement plus riche. Pour conclure, voilà un film qui pose de bonnes questions mais n'a pas assez de souffle pour y réfléchir sérieusement.
Charlotte
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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 10:04

Il ne vous reste que dix jours pour découvrir ce que l’art contemporain produit actuellement de plus créatif en France.

C’est à l’ARC, au premier étage du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, et c’est jusqu’au 6 mai. Ça s’appelle Expodrome et c’est de Dominique Gonzalez-Foerster, avec ses invités.

L’art est expérience. Préparez-vous à vivre une expérience inhabituelle. Il ne s’agit pas d’aller à une exposition de plus, mais de penser avec tous ses sens. L‘œuvre la plus caractéristique vous invite à une Promenade. Il n’y a rien à voir, seulement à entendre. En marchant. Une pluie tropicale semble s’abattre sur vous. Paupières closes vous revoyez pourtant les pluies d’été des grandes vacances de votre enfance. Ce sont vos souvenirs que vous voyez.

Poésie technologique. Promenade terminée, tout un riche système de diodes multicolores constitue un Panorama. Mais le banc situé sous les mille petites lumières recommande de regarder en face, leurs pauvres reflets sur un mur gris. Ce n’est que ça… La haute technologie ne trouve sans doute un peu de poésie qu’en se dépouillant des affèteries ; en me dépouillant de mon avidité d’émotions.

D’autres oeuvres nous font voyager dans le cinéma des reflets et des ombres : un « Odyssée de l’espace. » Certaines inquiètent, d’autres émerveillent. Et pourtant il y a si peu. Les salles paraissent vides.

L’unité par la marche. Dominique Gonzalez-Foerster se joue de nos sensations pour nous entraîner dans un labyrinthe culturel. La marche, en composant souvenirs, sensations et réflexion nous fait réaliser le film d’une exposition unifiée, où la surface parcourue accorde l’intériorité. Expodrome ? Là où l’exposition prend son cours.

 L’aspiration à donner un sens à sa vie s'accompagne de la perception fugace de la mystérieuse unité des choses. (Jean-Paul II, Lettre aux artistes, n°6)

 Michel Brière, avril 07

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7 avril 2007 6 07 /04 /avril /2007 12:02

Vendredi saint était sans aucun doute un bon jour pour voir - pour la première fois (honte à moi!) - "L'évangile selon Saint Matthieu" de Pier Paolo Pasolini. Tout a sans doute déjà été dit sur ce film, mais à la lumière de Pâques, les paroles essentielles du Christ rassemblées dans une même longue séquence ont une dimension d'urgence. L'acteur (non professionnel) n'exprime pas grand chose mais il clame très vite le message de la rédemption repris mot pour mot de l'évangile de Matthieu. L'acteur devient un intermédiaire, celui qui rappelle la Parole, plutôt que d'exprimer la souffrance du Christ, impossible à imaginer de toute façon. Dès l'apparition de Jésus, Pasolini filme, contrairement à son habitude, avec nervosité, caméra à l'épaule, et fait défiler à grande vitesse les scènes de la vie de Jésus dans ce film très découpé. Ainsi, le sacrifice est présent au départ de la vie publique du Seigneur; il lui faut donc annoncer très vite le mystère de Pâques qui approche. Le Christ de Pasolini est un Christ pressé, radical comme les mots qu'Il nous dit, inflexible, en mouvement, difficile à suivre. Il tranche avec la fixité et le silence de Marie et Joseph qui ouvrent le film. Rares sont les moments où Il s'arrête. Ainsi, des séquences comme son baptême, premier événement publique, sont des moments privilégiés qui nous sont accordés. Et au moment de son arrestation, ce n'est pas le Christ résigné qu'on a l'habitude de voir, mais un Christ qui court vers ses juges, se jette dans les bras de Judas. Scène impressionnante parce qu'elle exprime l'énergie de l'amour qui L'anime. Et enfin, après l'annonce de la résurrection, c'est au tour des hommes de courir, portant leurs instruments de labour, interrompant toute activité pour accueillir leur Dieu qui les attend : "Voici que je suis avec vous jusqu'à la fin des siècles." Joyeuses Pâques à tous!

Charlotte

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9 mars 2007 5 09 /03 /mars /2007 10:56

 Le MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val de Marne, installé à Vitry depuis plus d’un an  a reçu plus de 130 000 visiteurs.

 Une foule bigarrée, s’agite  en rythme sur l’écran. Ses mouvements et la bande son ne peuvent tromper : il s’agit d’un match de foot, probablement en Amérique Latine. Quelle ambiance ! Mais ce n’est pas une émission sportive puisque les joueurs n’apparaissent jamais ; ni des faits divers : il n’y a là que l’exubérance d’une fête.
Seuls les spectateurs sont cadrés. Un gros plan s’attarde parfois sur des mains qui agrippent et hissent un gigantesque drapeau par dessus les tribunes, ou sur les ondulations du tissu au point de transformer l’image en un véritable « tableau. » Chaque T-shirt, chaque ballon, chaque vêtement brandi devient la touche d’un peintre.

 

   L’art pour tous. L’artiste se nomme Stephen Dean, et la vidéo, Volta (2003), est commentée par le critique Jean-Marc Huitorel dans le cadre de « C’est pas beau de critiquer ! ». Cette approche n’est qu’une des multiples propositions du musée pour permettre à tous, petits et grands, manuels et intellectuels, de goûter l’art des années 50 jusqu’à la création la plus contemporaine. Les enfants sont de la partie : des poussettes leur permettent de parcourir les 4 000 m2 dont 2 600 d’exposition permanente et 1 350 dédiés aux expositions temporaires. « L’art un droit pour tous ? » Après quinze mois de fonctionnement, l’objectif paraît atteint.  

 Le MAC/VAL, un musée qui raconte l’humain dans le monde. On y vient en voisin et en famille, et on commente. Un cycle d’expositions temporaires s’intéresse à l’économie : l’art y éprouve la dimension sociale de notre actualité. Mais n’y introduit que rarement à la contemplation…

 

 

   A quelques mois de l’ouverture des Bernardins, les baptisés parisiens peuvent y interroger leur insertion dans la culture contemporaine.

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