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24 avril 2007 2 24 /04 /avril /2007 10:04

Il ne vous reste que dix jours pour découvrir ce que l’art contemporain produit actuellement de plus créatif en France.

C’est à l’ARC, au premier étage du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, et c’est jusqu’au 6 mai. Ça s’appelle Expodrome et c’est de Dominique Gonzalez-Foerster, avec ses invités.

L’art est expérience. Préparez-vous à vivre une expérience inhabituelle. Il ne s’agit pas d’aller à une exposition de plus, mais de penser avec tous ses sens. L‘œuvre la plus caractéristique vous invite à une Promenade. Il n’y a rien à voir, seulement à entendre. En marchant. Une pluie tropicale semble s’abattre sur vous. Paupières closes vous revoyez pourtant les pluies d’été des grandes vacances de votre enfance. Ce sont vos souvenirs que vous voyez.

Poésie technologique. Promenade terminée, tout un riche système de diodes multicolores constitue un Panorama. Mais le banc situé sous les mille petites lumières recommande de regarder en face, leurs pauvres reflets sur un mur gris. Ce n’est que ça… La haute technologie ne trouve sans doute un peu de poésie qu’en se dépouillant des affèteries ; en me dépouillant de mon avidité d’émotions.

D’autres oeuvres nous font voyager dans le cinéma des reflets et des ombres : un « Odyssée de l’espace. » Certaines inquiètent, d’autres émerveillent. Et pourtant il y a si peu. Les salles paraissent vides.

L’unité par la marche. Dominique Gonzalez-Foerster se joue de nos sensations pour nous entraîner dans un labyrinthe culturel. La marche, en composant souvenirs, sensations et réflexion nous fait réaliser le film d’une exposition unifiée, où la surface parcourue accorde l’intériorité. Expodrome ? Là où l’exposition prend son cours.

 L’aspiration à donner un sens à sa vie s'accompagne de la perception fugace de la mystérieuse unité des choses. (Jean-Paul II, Lettre aux artistes, n°6)

 Michel Brière, avril 07

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