A partir du 7 mars
Le cep AVEC
ouvre deux jours par semaine :
le mercredi et le vendredi à 17h, l'heure du thé,
Au programme :
l'art dans la Bible, lecture d'images, échanges...
L' E g l i s e C a t h o l i q u e à P a r i s propose
l' aumônerie des Beaux-Arts et des étudiants artistes : le cep
A. V. E.
C
A partir du 7 mars
Le cep AVEC
ouvre deux jours par semaine :
le mercredi et le vendredi à 17h, l'heure du thé,
Au programme :
l'art dans la Bible, lecture d'images, échanges...
On réserve parfois du temps pour une grande exposition, sûr, croit-on de voir quelque chose d’important. Mais, au détour d’une rue - on allait chercher le pain – voilà qu’on aperçoit par la vitrine d’une galerie de quoi suspendre sa marche. Moment précieux : un instant, une sensation m’a ému. J’entre vérifier que l’observation attentive ne décevra pas le premier coup d’œil.
Là, ce sont de grandes photographies, silencieuses, d’un gris argenté. Neutralité accentuée par le grain si particulier de la photo numérique et la minceur du support. La loggia des Annonciation, emblème de Marie, mettait ainsi en relation féconde, l’extérieur et l’intérieur, le Verbe et la chair. L’art met toujours « en œuvre » mon regard, messager de la naissance de l’image.
Il y a autre chose. Ces photos montrent des pièces vides, le sol, le plafond, un interrupteur, un fil électrique qui pend, une ou deux portes, des murs blancs. Les travaux de peinture semblent à peine achevés.
Or les blancs de la photo, laiteux, font justement penser à de la peinture… On hésite. J’apprendrai plus tard l’intervention d’un logiciel qui comble les espaces que l’agrandissement laisse entre les pixels en les clonant. Paradoxalement, cette uniformisation altère la texture et lui donne consistance.
Dans ces pièces vides, la vie s’est absentée. Mais encore un peu et je dirais plutôt que la vie y parait « en attente ». Si des travaux ont été effectués c’est que quelqu’un va emménager. Il n’y a pas de vie visible, certes, mais c’est qu’elle n’est pas encore là.
Bizarres, des reflets de fenêtres troublent le regard direct : ces photos seraient prises dehors, à travers une vitre ? Elles mettent alors en abyme le regard qui m’a fait franchir le seuil de cette galerie que la photo reproduit, en quelque sorte, en attente de ses habitants, les œuvres.
L‘exposition "Space monochrome" de l'artiste hongrois Gabor Ösz est, jusqu'au 3 mars, à la galerie Loevenbruck, 40 rue de Seine, 2 rue de l'Echaudé - 75006 PARIS. http://www.loevenbruck.com/
Bonne nouvelle à tous !
Nouveau, le site de la Mission étudiante catholique d'Ile-de-France (voir nos liens). Nouvelles couleurs et nouvelles formes ! Nouveau, le ciné-club « Regards et paroles » et son parcours parmi les chefs d’œuvre de l’histoire du cinéma (prochaine séance le 20 janvier) ! Toute nouvelle, l’aumônerie des Beaux-Arts et de tous les étudiants artistes. Un peu comme le bébé que nous fêtons ces jours-ci, elle bredouille ses premiers mots et s’émerveille de vivre.
Un même désir nous anime : offrir la Bonne Nouvelle à tous, proposer en vérité le visage du Christ. En accueillant chaleureusement chacun, étrange ou étranger, ses recherches et ses réflexions, comme un don de Dieu. Mais aussi en proposant largement de suivre Jésus. Par la vie sacramentelle, le partage fraternel et l’approfondissement de la Bonne Nouvelle toujours nouvelle, nous nous présentons humblement aux mages contemporains des sciences et des arts avec la fragilité lumineuse d’un petit enfant. Anne, Béatrice et Gervaise se joignent à moi pour vous souhaiter :
Qu’en cette année nouvelle l’Esprit Saint nous renouvelle et nous travaille comme il inspire chaque intuition artistique authentique. Celle qui « jaillit du plus profond de l'âme humaine, là où l'aspiration à donner un sens à sa vie s'accompagne de la perception fugace de la beauté et de la mystérieuse unité des choses. » (Lettre de Jean-Paul II aux artistes.)
"Bonne année nouvelle !"
Michel Brière,
aumônier des Beaux-Arts
La Fondation Cartier pour l’art contemporain présente deux œuvres de Gary Hill dont une installation vidéo monumentale. Sa richesse demande, comme toute œuvre d’art, une observation attentive et patiente.
Elle se compose d’un bassin rectangulaire rempli d’huile. Un lingot d’or gravé semble y fixer le reflet d’un écran où est projeté en boucle un film en images de synthèse : l’enchevêtrement disproportionné, irréel, d’un aigle se débattant et d’un pylône électrique. Quand les ailes de l’aigle en touchent les fils, ils s’agitent violemment ; on entend l’air brassé, parfois les claquements d’un fouet. Quand elles « effleurent » la surface du bassin, celle-ci se trouble et ondule. Conséquences réelles de la virtualité représentée.
L’inscription sur le bloc d’or inaccessible ne se laisse pas décrypter. Mais je remarque une caméra à l’aplomb. A la librairie, un écran permet de lire : « For everything which is visible is a copy of that which is hidden. Frustrum 2006, Gary Hill, 425 oz. 9999 Finegold.»[1] Cartel interne à l’œuvre ? En or !? Allusion au marché, ou à la gloire ?
Ce dispositif complexe défie l’interprétation alors que l’émotion éprouvée la sollicite.
Emblème des empires, l’aigle empêtré peut évoquer la puissance démesurée de l’empire américain prisonnier de ses besoins énergétiques ; ses soubresauts nous menacent jusqu’à troubler notre compréhension du monde.
Mais Frustrum, terme anglais de mathématique désignant un tronc de cône ou de pyramide, est utilisé en art numérique pour représenter le champ de vision de la caméra. L’œuvre intègre ainsi son titre et toute l’installation où le regard tresse ma réflexion avec la projection et son double : l’âme du visible.
En fait, la souffrance de cet aigle m’apitoie. Emblème de Jean l’Évangéliste, celui qui peut regarder le soleil en face m’apparaît crucifié.
Michel Brière
[1] « De tout ce qui est visible, il existe une copie qui est cachée. Frustrum 2006, Gary Hill, ≈ 12 kilos d’or fin 9999 »
Paul : T'as vu quelque chose d'intéressant ces derniers temps ?
Mick : Trop !
- Comment "trop" ?
- On ne sait plus où donner de la tête et des yeux. Tiens, va donc au MAMVP* voir les dernières acquisitions. Il y a deux projections de Tacita Dean fas-ci-nan-tes.
- "Fascinantes" carrément !?
- Tu les as vues ?
- Un peu.
- Comment "un peu" ?
- Ben, j'ai pas tenu jusqu'au bout.
- Génial ! Dès que tu t'assois devant un écran, toi, il te faut "Indiana Jones" ou "La guerre des mondes." Une des forces des films de Tacita Dean c'est de te faire goûter le temps qui passe. Si tu ne prends pas le temps de t'asseoir et de respirer, tu ne peux pas sentir, par exemple, le mystère de la vie quotidienne des Presentation sisters. Moi, je me suis pris d'affection pour ces petites soeurs qui font tout le banal avec autant d'attention et de précision et de bonne volonté. Les images de Tacita Dean en arrivent à nous faire sentir qu'elles repassent les serviettes avec amour.
- Et tu as remarqué le format exceptionnel de l'image... comme pour un western en Panavision !
ET VOUS, QUE PENSEZ VOUS DE CES DEUX FILMS DE TACITA DEAN ?
VOUS AVEZ JUSQU'AU 14 JANVIER POUR LES VOIR. FAITES-NOUS CONNAITRE VOTRE AVIS.
___________________
* Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris : http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6450
LeCepAVEC
l'aumônerie des Beaux-Arts
et des étudiants artistes
Le Cep ? Comme toutes
les aumôneries Catholiques Etudiantes à Paris.
C'est aussi une image du Christ :
"Je suis le cep véritable et mon père est le vigneron" (Evangile selon Saint Jean, 15,1)
AVEC ? Comme Arts Visuels, Evangile & Création .
Etudiants d'une pratique artistique dans tous les arts
visuels.
REUNION d'EQUIPE 1 dimanche sur 2
Prochaines le 4 et le 18 mai.