Regarde bien,
à gauche de l'écran : un nouveau lien vers
les Journées Mondiales de la Jeunesse 2008
à Sydney.
Trop loin ? Trop cher ?
Rêve un peu : des propositions vont suivre.
L' E g l i s e C a t h o l i q u e à P a r i s propose
l' aumônerie des Beaux-Arts et des étudiants artistes : le cep
A. V. E.
C
Regarde bien,
à gauche de l'écran : un nouveau lien vers
les Journées Mondiales de la Jeunesse 2008
à Sydney.
Trop loin ? Trop cher ?
Rêve un peu : des propositions vont suivre.

Il ne vous reste que dix jours pour découvrir ce que l’art contemporain produit actuellement de plus créatif en France.
C’est à l’ARC, au premier étage du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, et c’est jusqu’au 6 mai. Ça s’appelle Expodrome et c’est de Dominique Gonzalez-Foerster, avec ses invités.
L’art est expérience. Préparez-vous à vivre une expérience inhabituelle. Il ne s’agit pas d’aller à une exposition de plus, mais de penser avec tous ses sens. L‘œuvre la plus caractéristique vous invite à une Promenade. Il n’y a rien à voir, seulement à entendre. En marchant. Une pluie tropicale semble s’abattre sur vous. Paupières closes vous revoyez pourtant les pluies d’été des grandes vacances de votre enfance. Ce sont vos souvenirs que vous voyez.
Poésie technologique. Promenade terminée, tout un riche système de diodes multicolores constitue un Panorama. Mais le banc situé sous les mille petites lumières recommande de regarder en face, leurs pauvres reflets sur un mur gris. Ce n’est que ça… La haute technologie ne trouve sans doute un peu de poésie qu’en se dépouillant des affèteries ; en me dépouillant de mon avidité d’émotions.
D’autres oeuvres nous font voyager dans le cinéma des reflets et des ombres : un « Odyssée de l’espace. » Certaines inquiètent, d’autres émerveillent. Et pourtant il y a si peu. Les salles paraissent vides.
L’unité par la marche. Dominique Gonzalez-Foerster se joue de nos sensations pour nous entraîner dans un labyrinthe culturel. La marche, en composant souvenirs, sensations et réflexion nous fait réaliser le film d’une exposition unifiée, où la surface parcourue accorde l’intériorité. Expodrome ? Là où l’exposition prend son cours.
L’aspiration à donner un sens à sa vie s'accompagne de la perception fugace de la mystérieuse unité des choses. (Jean-Paul II, Lettre aux artistes, n°6)
Michel Brière, avril 07

Vendredi saint était sans aucun doute un bon jour pour voir - pour la première fois (honte à moi!) - "L'évangile selon Saint Matthieu" de Pier Paolo Pasolini. Tout a sans doute déjà été dit sur ce film, mais à la lumière de Pâques, les paroles essentielles du Christ rassemblées dans une même longue séquence ont une dimension d'urgence. L'acteur (non professionnel) n'exprime pas grand chose mais il clame très vite le message de la rédemption repris mot pour mot de l'évangile de Matthieu. L'acteur devient un intermédiaire, celui qui rappelle la Parole, plutôt que d'exprimer la souffrance du Christ, impossible à imaginer de toute façon. Dès l'apparition de Jésus, Pasolini filme, contrairement à son habitude, avec nervosité, caméra à l'épaule, et fait défiler à grande vitesse les scènes de la vie de Jésus dans ce film très découpé. Ainsi, le sacrifice est présent au départ de la vie publique du Seigneur; il lui faut donc annoncer très vite le mystère de Pâques qui approche. Le Christ de Pasolini est un Christ pressé, radical comme les mots qu'Il nous dit, inflexible, en mouvement, difficile à suivre. Il tranche avec la fixité et le silence de Marie et Joseph qui ouvrent le film. Rares sont les moments où Il s'arrête. Ainsi, des séquences comme son baptême, premier événement publique, sont des moments privilégiés qui nous sont accordés. Et au moment de son arrestation, ce n'est pas le Christ résigné qu'on a l'habitude de voir, mais un Christ qui court vers ses juges, se jette dans les bras de Judas. Scène impressionnante parce qu'elle exprime l'énergie de l'amour qui L'anime. Et enfin, après l'annonce de la résurrection, c'est au tour des hommes de courir, portant leurs instruments de labour, interrompant toute activité pour accueillir leur Dieu qui les attend : "Voici que je suis avec vous jusqu'à la fin des siècles." Joyeuses Pâques à tous!
Charlotte

Gérard Titus-Carmel, "Nielle"
Joyeuse fête de Pâques !
Le MAC/VAL, musée d’art contemporain du Val de Marne, installé à Vitry depuis plus d’un an a reçu plus de 130 000 visiteurs.
Une foule bigarrée, s’agite en rythme sur l’écran. Ses mouvements et la bande son ne peuvent tromper : il s’agit d’un match de foot, probablement en Amérique Latine. Quelle ambiance ! Mais ce n’est pas une émission sportive puisque les joueurs n’apparaissent jamais ; ni des faits divers : il n’y a là que l’exubérance d’une fête. L’art pour tous. L’artiste se nomme Stephen Dean, et la vidéo, Volta (2003), est commentée par le critique Jean-Marc Huitorel dans le cadre de « C’est pas beau de critiquer ! ». Cette approche n’est qu’une des multiples propositions du musée pour permettre à tous, petits et grands, manuels et intellectuels, de goûter l’art des années 50 jusqu’à la création la plus contemporaine. Les enfants sont de la partie : des poussettes leur permettent de parcourir les 4 000 m2 dont 2 600 d’exposition permanente et 1 350 dédiés aux expositions temporaires. « L’art un droit pour tous ? » Après quinze mois de fonctionnement, l’objectif paraît atteint. Le MAC/VAL, un musée qui raconte l’humain dans le monde. On y vient en voisin et en famille, et on commente. Un cycle d’expositions temporaires s’intéresse à l’économie : l’art y éprouve la dimension sociale de notre actualité. Mais n’y introduit que rarement à la contemplation…
Seuls les spectateurs sont cadrés. Un gros plan s’attarde parfois sur des mains qui agrippent et hissent un gigantesque drapeau par dessus les tribunes, ou sur les ondulations du tissu au point de transformer l’image en un véritable « tableau. » Chaque T-shirt, chaque ballon, chaque vêtement brandi devient la touche d’un peintre.
A quelques mois de l’ouverture des Bernardins, les baptisés parisiens peuvent y interroger leur insertion dans la culture contemporaine.
LeCepAVEC
l'aumônerie des Beaux-Arts
et des étudiants artistes
Le Cep ? Comme toutes
les aumôneries Catholiques Etudiantes à Paris.
C'est aussi une image du Christ :
"Je suis le cep véritable et mon père est le vigneron" (Evangile selon Saint Jean, 15,1)
AVEC ? Comme Arts Visuels, Evangile & Création .
Etudiants d'une pratique artistique dans tous les arts
visuels.
REUNION d'EQUIPE 1 dimanche sur 2
Prochaines le 4 et le 18 mai.