Samedi 25 août 2007

Y a pas photo.

Paul : Salut ! Tu t’intéresses à la photo, toi ?
Mick : Oui. Il y a même des expos qui m’ont vraiment marqué. Je me rappelle ma découverte de Lorca di Corcia, Xavier Zimmerman ou Rineke Dijkstra… Il y a même le souvenir d’une seule photo de J-Louis Garnell qui me poursuit : « La nuit. » Elle doit dater de 1989 ou 90 !
- Pour quelqu’un qui voudrait un panorama large de la photo en ce moment, il faut aller à la Maison Européenne de la Photographie. Il y a surtout au sous-sol un dialogue avec l’art contemporain, et dans les étages « Italie, Doubles visions. » Sur dix thèmes, deux photographes côte à côte. C’est saisissant. Je retiens, sur «  la plage, »  le contraste entre les couleurs saturés des clichés ironiques de Martin Parr et les larges surexpositions neutralisées de Massimo Vitali.
- Ah oui, les grandes plages blanches ?
- C’est ça. Mais tout est d’un très haut niveau : Cartier-Bresson, Salgado, William Klein, Depardon…
- Tu ne dis rien de l’étage consacré à Charles Matton ?
- J’ai été un des spectateurs enthousiastes de son film « L’italien des Roses » mais la séduction de ses boîtes de décor me fait trop penser à des attractions de fête foraine. C’est très réussi techniquement, mais le changement d’échelle et l’hyper réalisme ne me suffisent pas…
- Moi, j’aime beaucoup, c'est magique ! Et à la Maison rouge, tu y es allé ? Il y a Varini et van Caeckenbergh ?
- Ouais. Mais à propose de mattons, j’ai pas eu le temps de voir parce que y a surtout une performance vraiment flippante ?
- J'vois pas le rapport !
- Attends. T’as quatre vigiles baraqués, habillés en noir, bras croisés sur la poitrine et qui te suivent du regard. T’as l’impression de rentrer en prison sous le regard des mattons. J’en ai entendu un grogner « Pas toucher !»
- Non ?! C’est de qui ?
- Je crois que c’est une production maison. Et ça doit être permanent.
- Ça leur arrive de cogner ?
- J’sais pas. Et je ne suis pas près de le savoir.
- Pourquoi ?
- Ben, j’suis pas près d’y retourner.
- Tu le regretteras, il y a souvent des expos fortes...

 

C'est jusqu'au 30 septembre : http://www.mep-fr.org/expo_1.htm
Et pour savoir si les vigiles cognent : http://www.lamaisonrouge.org/mrfr.html

par le cep AVEC publié dans : Paul & Mick
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Vendredi 3 août 2007

Quel plaisir de réunir les noms de Michel Serrault, Ingmar Bergman et Michelangelo Antonioni ! Quelle tristesse que la cause en soit leur mort !

 Une génération. Des grands. Que de moments intenses ils ont donné !

 J’ai plongé dans le 7ème art avec « Le 7ème sceau » Je veux dire que c’est « Le 7éme sceau » qui a éveillé ma reconnaissance du cinéma comme un art. Dès lors, Ingmar Bergman m’accompagne, pas à pas, film à film.. Lassé, un temps, par ses plongées au plus obscur de la psyché, son terrible « Œuf du serpent » en 77 m’a empêché de goûter ses dernières œuvres jusqu’à ce 30 Juillet 2007 et sa mort à Faro, son île. Le collège des Bernardins lui consacrera l’un de ses Samedis Cinéma en février 2008.

 Michel Serrault fait partie de la famille. Dès cinq ans,  j’accompagnai mes parents dans leurs sorties dominicales, assez souvent dans les cinémas du quartier pour voir : « Assassins et voleurs, Messieurs les ronds de cuir, La belle américaine, Bébert et l’omnibus, Des pissenlits par la racine »… autant de films qu’un cinéphile classe dans les séries B. Peu à peu on retenait son nom et puis il y a eu « Le viager » et « La cage aux folles » que je regarde encore avec émotion ; si, si : vous souvenez-vous du « Tu me trouves comique..? » murmuré à travers la porte à peine ouverte au début du second volet ? Un instant Molinaro, les éclairages, le maquillage et d’abord, le jeu de Serrault atteignent la puissane d’une photo de Nan Golding.

Michelangelo Antonioni m’a ennuyé plus d’une fois… sauf quand « Blow up », à sa sortie en 67 annonce une nouvelle pratique de l’image inculturée dans le Londres des Beatles. Paradoxalement, il aura fallu « Par delà les nuages » tourné par Wim Wenders pour me donner le goût de replonger dans son œuvre et de découvrir ses Ecrits (coll. Inventeurs de formes, Images modernes, 2003)

 Merci messieurs ! Que le cinéma du 21ème siècle fasse fructifier ce que vous lui laissez en héritage.

Michel Brière

par le cep AVEC publié dans : Cinéma
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Mardi 31 juillet 2007

- « Tu me trouves comique..? »

par le cep AVEC publié dans : Cinéma
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Vendredi 13 juillet 2007

La Marque Noire

Mick : J’sais pas comment je suis fait mais par moment j’aime bien me prendre des baffes !
Paul : Ben, ça se soigne, mon vieux ! 
- Non, je n’ai même pas envie de me soigner. Il y a des fois plus t’es mal à l’aise et moins tu comprends et plus t’es heureux… J’ai besoin d’un art radical qui réveille des morceaux de sensibilité habituellement assoupis.
- Pourquoi tu me racontes ça ?
- Je reviens de la rétrospective de Steven Parrino au Palais de Tokyo : La Marque Noire.
- Ah oui ?! Moi, j’ai juste fait un tour et je suis sorti. Faut que tu m’expliques !
- J’ai besoin d’une accroche. Je sais bien qu’une exposition c’est un tout organisé mais c’est par l’expérience d’une œuvre que j’entre ou non dans une expo.
- Et là ?
- Là, c’est Romulus et Remus qui m’a arrêté. (cf cliché) Sinon, peut-être que comme toi, je serais ressorti rapidement.
- Oui, je me souviens. En gros, ce n’est jamais qu’une sculpture sur un socle.
- Oui, un socle qui te met les deux éléments pile à hauteur des yeux…
- …à condition de mesurer au moins 1,80m.
- O.K. sinon tu rates le jeu de reflets dans le miroir qui couvre le socle. Mais, tu as raison, c’est peut-être finalement, tout simplement la forme traditionnelle d’une statue sur son socle qui m’a arrêté.
- Bon. Et après ?
- La question du double. On a deux éléments face à face…
- J’ai pas vu de face !
- Très drôle. N’empêche que ces deux éléments, constitués du même matériau, semblables sans être identiques, paraissent déjà en reflet l’un de l’autre. Ils sont en relation de ressemblance. Et posés sur un miroir, leur exact reflet à chacun les déforme et les transforme.
- Et alors ?
- Ces plans pliés selon une ligne brisée deviennent volumes clos et se ressemblent davantage encore par la symétrie que le miroir leur confère.
- Le matériau m’a paru résolument nouveau, connoté « haute technologie », aviation ou construction à contraintes extrêmes. On hésite entre plastique et métallique.
- La pliure fait plus ou moins penser à un accident.
- D’accord, mais le reste ?
- J’avais déjà vu ses « monochromes froissés » on est plus dans un discours sur l’art, mais on retrouve ce côté « accidenté » les œuvres sur bois sont cassées, la toile de Crowbar 1987 est déchirée, et c’est un « pied-de-biche » qui a été utilisé, abandonné là. La perfection des monochromes blessée par effraction, par accident, bousillée, fracassée… Comme si Clement Greenberg se prendrait une volée par des voyous du Bronx, ou quelque chose comme ça.
- L’art qui fréquente les voyous comme Jésus à la table des pécheurs… C’est ça que tu  veux dire ?
- Oui, un peu. Notre art est tellement sacré qu’il est aseptisé. Parrino c’est l’art de la contre culture et de la sous culture états-uniennes. Et, curieusement, ça élève.

Steven Parrino, Retrospective Prospective, jusqu’au 26 août
Palais de Tokyo, midi-minuit (sauf lundi)

http://www.palaisdetokyo.com/parrino/programme.php 

 

 

 

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Mercredi 11 juillet 2007

Expo dérivée.

Paul : C’est l’été.
Mick : Ah bon ?!
-                On se met à l’abri où on peut. Place de la Madeleine, il y a maintenant la Pinacothèque de Paris. Tout nouveau tout beau !
-                T’imagines le prix du mètre carré… enfin, c’est une banque qui offre. Ici, art privé. De luxe.
-                Enfin, toi tu payeras 8 €, deux de moins qu’au Luxembourg. Tout le style chic de Marc Restellini, le maître des lieux qui veut permettre au  « grand public » de « s’approprier l’héritage culturel sans complexe ».
-                Tiens, lui aussi ! Décidément c’est à la mode le luxe décomplexé !
-                 Je ne comprends pas tes allusions mesquines. Huit euros, c’est le tarif habituel.
-                A condition de ne pas se laisser tenter par les produits dérivés.
-                Par exemple un parapluie estampillé « Pinacothèque de Paris » à la boutique qui a droit aux vitrines du rez-de-chaussée.
-                Eh ! Faut bien vivre…
-                L’expo, elle, est cachée au sous sol sur une surface tarabiscotée un peu plus grande que la boutique : comme si les oeuvres prenaient la place des produits dérivés..!
-                Ça tombe bien, remarque, c’est Roy Lichtenstein qui est exposé.
-                N’exagère pas. Je sais bien que tu ne jures que par l’expressionnisme abstrait…
-                Je préfère parler d’abstraction lyrique. Un jour je t’emmènerai prendre du temps avec des « Tilleuls » de Joan Mitchell.
-                O.K, mais c’est pas une raison pour jeter tout le Pop art en vrac. On se prend tout de même un petit cours d’histoire de l’art, et c’est bon de voir le combat entre les trames adhésives, le dessin clair et les figures qui creusent l’illusion. La rivalité théorique avec Picasso, et Matisse…
-                Pour être honnête, je dois reconnaître que j’ai découvert une profondeur inattendue chez ce grand superficiel. J'ai même noté, écoute ça : "L'importance de l'art n'a rien à voir avec celle du sujet; l'unité de la composition et l'inventivité sont ce qui importe vraiment." Exit les thèmes religieux, par exemple !
- Ben, c'est ce que disait Jean-Paul II, ce qui importe vraiment dans l'art, c'est l'art.

 Roy Lichtenstein, Evolution. Pinacothèque de Paris, 28 place de la Madeleine 01 42 68 02 01 http://www.pinacotheque.com/index.fr.html 

par le cep AVEC publié dans : Paul & Mick
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Bonjour, Bienvenue :-)

LeCepAVEC

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Le Cep
  ? Comme toutes les aumôneries Catholiques Etudiantes à Paris.
C'est aussi une image du Christ :
"Je suis le cep véritable et mon père est le vigneron" (Evangile selon Saint Jean, 15,1)

AVEC ? Comme Arts Visuels, Evangile & Création .

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REUNION d'EQUIPE 1 dimanche sur 2
 Prochaines le 4 et le 18 mai.

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