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REPRISE de Hervé Le Roux
L' E g l i s e C a t h o l i q u e à P a r i s propose
l' aumônerie des Beaux-Arts et des étudiants artistes : le cep
A. V. E.
C
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REPRISE de Hervé Le Roux
Hier soir, dimanche 27 janvier, nous retrouvions Nathalie avec joie ; et, cadeau, elle est accompagnée de Vianney qui prépare un DMA en ébénisterie à l’école Boulle. Bienvenu ! [ Il y a un trombinoscope dans l'album photos. Regarde en bas à droite ]
La lecture de la Lettre de Jean-Paul II aux artistes nous interroge encore sur ce que nous entendons par création. Est-ce qu’une œuvre, c’est vivant ? Comparable à
un enfant à qui on donne vie ? Un enfant est reçu dans la foi comme un don de Dieu ; n’y a-t-il pas dans l’œuvre d’art aussi à accueillir un
don de Dieu, une grâce, l’Esprit Saint, comme on parlait d’une œuvre « inspirée » ?
En revanche, nous somme tous d’accord, plus ou moins, pour ne pas situer l’art dans la virtuosité et le savoir-faire.
Sans pour autant accepter les provocations de Duchamp. Décidément, un siècle après, elles dérangent encore. Peut-être ont elles quelque chose à nous dire que nous ne voulons pas entendre ?
Elles nous appelleraient à sortir et à avancer ? "Pro-voquer" = appeler dehors, défier, faire naître quelque chose.
En relisant le constat modéré que « s'est progressivement développée une forme d'humanisme caractérisée par l'absence de Dieu et souvent par une opposition à Lui. » Nathanaël ( bon anniversaire !) insiste pour souligner qu’autour de lui, c’est une évidence : Dieu est mort et l’Eglise est une parenthèse qui se referme doucement pour permettre enfin à l’art de prendre son plein épanouissement. Pour ma part, je me disais que même l’humanisme en a pris un coup.
A l’époque où on tatouait les murs de pensées provocatrices, j’avais aimé « Dieu est mort, Marx est mort et moi-même, je ne me sens pas très bien. » Une trentaine d’années se sont écoulées : on peut se bercer d’illusions en suscitant de grands rassemblements : le cadavre bouge encore ! Mais, personnellement, comment chacun de nous vit sa foi en Christ dans cet environnement, et en particulier dans le monde de l’art ? Comment comprenons-nous notre rôle ? Et notre petite aumônerie : un endroit chaleureux pour se conforter bien à l’abri, un lieu d’apprentissage pour se constituer une doctrine béton, une équipe pour s’initier à suivre le Christ..?
Après la messe et l’homélie du père Henri qui nous invitait, entre autre, à accueillir le Christ dans notre « Capharnaüm » intérieur, les agapes très sucrées n’ont été ponctuées que de critiques de films… peut-être un peu « courtes ».
Décision est prise de passer la prochaine fois aux travaux pratiques et d’aller rencontrer une œuvre contemporaine pour voir si « même lorsqu'il scrute les plus obscures profondeurs de l'âme ou les plus bouleversants aspects du mal, l'artiste se fait en quelque sorte la voix de l'attente universelle d'une rédemption. »
Si la lecture de ces quelques lignes vous fait réagir, si elle vous pro-voquent, ne vous gênez pas pour ajouter un commentaire. Il suffit de cliquer en bas à droite…
A bientôt
Michel Brière

Un choix d’œuvres fortes. Indépendamment de leur mise en relation avec le patrimoine, c’est la qualité de chaque œuvre contemporaine qui introduit d’abord à la création artistique de ces vingt dernières années. Installation, sculpture, photographie, peinture et dessin livrent quelques spécimens percutants dans un Petit Palais restauré et réactualisé.
Je retiens la « Vague pour Palissy » de Johan Creten en biscuit et grès émaillé, le jeu avec ombre et lumière des « Empreintes » de Pascal Convert, l’énigmatique Maternité (America, 1994) photographiée par Florence Paradeis, œuvres qui conjuguent émotion, culture et pensée avec pertinence et talent. Vous ferez votre propre choix.
La saveur de l’art. Mais vous ne manquerez pas de vous arrêter, à l’entrée, devant les trois meules de foin sous altuglas de Didier Marcel (s.t, 1999). Leur situation dans le hall d’accueil les met en relation avec l’ensemble de l’exposition. Si l’altuglas nous interdit l’odeur du foin, de même le musée tend à aseptiser les œuvres d’art. Elles nous rappellent, parmi d’autres pistes de réflexion, que chaque pièce a son parfum : une « saveur » unique.
1 + 1 = 3. Dans le meilleur des cas, non seulement les œuvres du passé mettent en perspective la création actuelle et l’œuvre contemporaine révèle un aspect nouveau de l’œuvre patrimoniale, mais la relation entre l’une et l’autre constitue quasiment une nouvelle œuvre, selon le principe 1+1=3.
Quand la relation d’affinité prend ainsi la consistance d’une œuvre d’art, un chrétien peut éprouver – par analogie - la secrète proximité du Mystère.
Michel Brière
Exposition en accès libre et gratuit. Jusqu'au 3 février.
Petit Palais, Musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, avenue Winston Churchill – Paris (8e)
Ouvert tous les jours de 10h à 18h (sauf les lundis et jours fériés)
Renseignements au 01 53 43 40 00 www.petitpalais.paris.fr

Les éditions steidlMACK, (Göttingen 2007) présentent un livre de photos de l’artiste Jackie Nickerson, intitulé "Fides."
Comment prétendre photographier la foi ?!
Jackie Nickerson, née à Boston (E.U.A) habite à Londres. Après cinq ans dans l’univers de la mode, elle propose en 2002 « Farm ,» un livre qui montre des agriculteurs d’Afrique du Sud dans leur environnement. En 2007, « Fides » donne à voir des portraits et des gestes quotidiens de religieux catholiques irlandais.
L’aura de la simplicité.
La sobriété de ces cent-huit photographies en couleur est radicale : sans complaisance ni affectation, « à hauteur d’homme, » sous un éclairage franc et banal. Cette simplicité qui évoque parfois l’art du Bienheureux Fra Angelico, demande un talent exceptionnel et une modestie analogue à celle de ses modèles. L’ensemble suggère une existence austère et joyeuse ancrée dans la confiance, la force intérieure, le consentement. Et forcément, l’amour.
Loin des clichés.
La sobriété focalise notre attention sur le visible, à la limite du perceptible : délicatesse d’un geste, grain de la peau vieillissante, ébauche d’un sourire paisible… Jamais on n’avait approchée la foi avec une telle pudeur lucide. Une telle œuvre apaise et rafraîchit nos regards soumis à la traumatisante prolifération de l’exhibitionnisme.
Emouvoir la réflexion.
La photographie a désormais acquis un statut d’art, à part entière. Désormais, nous savons, souvent à nos dépends, que la vérité photographique n’est pas une empreinte de la réalité. « Ni l’exact ni le vrai ne sont inhérents à la photographie. Si les images peuvent passer pour être exactes, et même vraies, elles ne puisent pas en elles seules leur exactitude ou leur vérité. La vérité étant inséparable d’une procédure qui l’établit.» (Gilles Deleuze, cité par André Rouillé[1]) Cette procédure relève d’un régime de croyance.
Voici des images qui sollicitent aussi notre foi. Quel cadeau !
Michel Brière
[1] Cf. Editorial du 22 novembre 2007 : http://www.paris-art.com/editorial-parisART/edito/216/andre-rouille-les-verites-relatives-de-la-photographie.html
LeCepAVEC
l'aumônerie des Beaux-Arts
et des étudiants artistes
Le Cep ? Comme toutes
les aumôneries Catholiques Etudiantes à Paris.
C'est aussi une image du Christ :
"Je suis le cep véritable et mon père est le vigneron" (Evangile selon Saint Jean, 15,1)
AVEC ? Comme Arts Visuels, Evangile & Création .
Etudiants d'une pratique artistique dans tous les arts
visuels.
REUNION d'EQUIPE 1 dimanche sur 2
Prochaines le 4 et le 18 mai.